Economie

Jeff Bezos attaque Joe Biden qu'il accuse de nuire aux plus pauvres

Jeff Bezos étoffe son patrimoine immobilier - David Ryder / GETTY IMAGES NORTH AMERICA - AFP

Le fondateur d'Amazon s'en est pris deux fois en 24 heures à la politique économique de Joe Biden qu'il accuse de nourrir l'inflation au détriment des Américains les plus modestes.

Jeff Bezos est remonté contre Joe Biden. Le milliardaire qui se tient d'ordinaire loin du débat politique s'est fendu de deux tweets en deux jours très offensifs contre la politique économique du gouvernement américain.

Ce samedi, il a ainsi estimé la politique fiscale de Joe Biden n'avait rien à voir avec l'inflation actuellement en cours aux Etats-Unis.

"L'augmentation des impôts sur les sociétés est une bonne chose à discuter, a tweeté le fondateur d'Amazon. Il est essentiel de discuter de la maîtrise de l'inflation. Les mélanger n'est qu'une erreur de direction."

Autrement dit, ce n'est pas en augmentant les impôts que l'administration réussira à endiguer l'inflation qui a atteint 8,3% en avril, au plus haut depuis 1981.

Le milliardaire, deuxième fortune du monde après Elon Musk, est revenu à la charge ce dimanche. Il accuse cette fois le président des Etats-Unis d'avoir nourri l'inflation avec sa politique économique de relance post-Covid.

"L'administration s'est efforcée d'injecter encore plus de stimulants dans une économie inflationniste déjà surchauffée et seul Manchin les a sauvés d'eux-mêmes", a tweeté Jeff Bezos.

Jeff Bezos fait référence au sénateur démocrate Joe Manchin qui a contribué à bloquer en décembre dernier l'immense plan de relance de 1750 milliards de dollars souhaité par le président américain. Une injection massive d'argent qui selon de nombreux économistes aurait entraîné une surchauffe de l'économie américaine et un niveau d'inflation encore plus élevé.

Le fondateur d'Amazon juge que la politique inflationniste du président américain nuit surtout à ses concitoyens les plus modestes.

"L'inflation est une taxe régressive qui nuit le plus aux moins nantis, estime-t-il dans son tweet. Cette mauvaise direction n'aide pas le pays."

Si les salaires augmentent davantage aux Etats-Unis qu'en Europe (+5,5% en moyenne sur un an selon Aurel BGC), leur progression reste inférieure à celle des prix.

https://twitter.com/FredericBianchiFrédéric BianchiJournaliste BFM Éco